Nébié BALI

Cours de Génétique au lycée

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Les qualites cardinales que doivent avoir un proffesseur PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 12 Février 2011 10:30

1)Le respect des élèves

« Tu n’es qu’un vaut-rien » ; « Tu es un idiot » ; « Tu es un cancre ! » ; « Tu necomprendras jamais rien ! » Etc. Voici des propos qui doivent être absolument proscrits du langage de l’Enseignant(e) dont le rôle est de guider les jeunes dans leur processus d’apprentissage. L’Enseignant(e) doit rester toujours calme et pondéré quelle que soit l’insolence de l’élève. L’adolescent(e) est une personne qui traverse une période particulièrement délicate de sa vie: il (elle) est en train de construire sa personnalité. Il (elle) est de ce fait très fragile et susceptible. La moindre petite observation désobligeante peut déclencher de sa part, des réactions disproportionnées. Le prof doit donc le(la) traiter avec beaucoup d’égard. Il évitera absolument de le(la) ridiculiser ou de l’humilier devant ses camarades ou de tenir à son endroit des propos injurieux. Le Prof qui se croit tout « puissant » et qui s’evertue à traiter les élèves avec mépris créera chez ces derniers un sentiment de révolte et même de répulsion vis à vis de la discipline qu’il enseigne. Combien d’élèves ont « détesté » une matière à l’école parce que le professeur les a « dégoutés » par son comportement? Et combien d’entre eux sont devenus plutard medecins, ingenieurs etc. parce que le Prof, par son comportement les a beaucoup impressionnés. L’Enseignant(e) doit faire preuve de maturité et demeuré(e) ferme. Si un(e) élève(e) commet une faute, il(elle) le(la) sanctionne conformement au règlement intrieur, sans haine. Il(elle) doit être courtois(e) et respectueux(euse) envers les élèves. C’est à ce prix que les élèves le (la) respecteront.

2) La remise en cause permanente de soi

Les adolescents(es) qu’encadre l’Enseignant(e) viennent de milieux sociaux divers. Ils n’ont donc pas eu les mêmes chances au départ. Si certains sont nés dans des milieux favorables à l’éclosion de l’intelligence, d’autres par contre sont nés et ont grandi dans des milieux où la moindre curiosité est reprimée. Si certains bénéficient d’un encadrement à domicile assuré par des répétiteurs, d’autres par contre ont à peine un bon repas par jour. L’Enseignant(e) doit tenir compte de toutes ces réalités sociales. Si l’élève ne comprend pas par exemple une démonstraction en mathématique, cette situation ne fait certainement pas sa fierté. L’Enseignant(e) doit rechercher les causes profondes des difficultés que rencontre l’élève. Il(elle) doit savoir l’encourager et l’aider surtout à avoir confiance en lui-même. Un élève dont la note passe de 03/20 à 07/20 doit être encouragé même si l’ensemble est toujours insuffisant. L’Enseignant(e) doit saisir l’occasion de montrer à l’élève que ce résultat est la preuve qu’il peut s’améliorer. Il est plus facile naturellement d’incriminer l’élève que de se remettre soi-même en cause. Au lieu de dire que « Cet élève est idiot et ne peut rien comprendre aux mathématiques ! », L’Enseignant(e) consciencieux(se) et reponsable doit plutôt se poser la question suivante :  « Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à aider cet élève à comprendre cette théorie mathématique? » C’est là le grand défi que doit se lancer constamment l’Enseignant(e) : «  Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à motiver tous les élèves afin qu’ils s’interessent à ma matière ? » ; «  Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire assimiler par tous, tel ou tel concept ? » Etc. C’est un grand pari et chaque fois que l’Enseignant(e) trouvera la réponse à chacune de ces questions, il doit se convaincre qu’il aura remporté une grande victoire. Aider un élève à travailler avec plaisir et à prendre lui-même l’initiative de le faire doivent être les préoccupations de tout Enseignant(e). Il (elle) ne peut atteindre ces objectifs que s’il (elle) manifeste lui-même(elle-même) un intérêt réel pour aider les enfants à réussir dans leur apprentissage, les aider à apprendre à se connaître, à s’entraider, à échanger  et à partager leurs connaissances.

3) L’équité

L’adolescent(e) est particulièrement sensible à l’injustice. Toute forme de brimade le (la) révolte et le (la) marque pour toute sa vie.Comme partout ailleurs, il faut éviter le système du « deux poids, deux mesures ». Si par exemple la copie d’un élève à un devoir donné mérite 05/20, que l’Enseignant(e) n’hésite pas à donner la note. Si au devoirsuivant la copie du même élève vaut 18/20, que l’Enseignant(e) n’hésite pas non plus ; et vis versa. L’évaluateur doit donc définir un barême clair, détaillé et précis. Tout en étant courtois(e), l’Enseignant(e) doit être ferme dans ses décisions. Un élève a commis une faute que l’Enseignant(e) estime grave, eh! Bien, qu’il soit sanctionné sans discrimination, sans être humilié, et ceci, conformément à un code de conduite bien établi. l’Enseignant(e) ne doit manifester ni de la haine, ni un désir quelconque de vengence. C’est la raison pour laquelle, il est conseillé à l’Enseignant(e) d’aider les élèves à définir eux-mêmes un code de conduite (une sorte de règlement intérieur) au début de l’année suivi d’une série de sanctions à prendre en cas de non respect de ce code. Ce code s’appliquera à tout le monde sans exception. Toute faiblesse de l’Enseignant(e) dans l’application du code aura pour conséquence un laisser-aller. Dans l’action éducative en général, la fermeté doit être toujours de rigeur. Les sanctions doivent être pertinentes et proportionnelles aux fautes commises. Les élèves mesureront le degré de justesse de l’Enseignant(e) par son comportement vis à vis surtout des élèves qui l’ont contrarié d’une manière ou d’une autre. Enfin, si l’Enseignant(e) commet lui-même une faute, il (elle) doit absolument s’excuser auprès des élèves. Une telle attitude est un signe de force de caractère que les élèves apprécieront beaucoup.

4) La rigueur

Letalon d’Achille de nombreux Enseignants(es) est le retard aux cours. Ils se permettent tantôt cinq minutes, tantôt vingt ou même quinze minutes de retard en se disant que les élèves n’oseront pas protester. Du même coup, pour se déculpabiliser, ils laissent entrer en classe des élèves en retard de dix à vingt minutes, toute chose qui perturbe le déroulement du cours. En fait, ils n’ont pas le choix : on ne peut se permettre de venir en retard et exiger d’autrui de la ponctualité même si on se dit « patron ». Ce manque de rigueur de l’Enseignant(e) se répercutera inévitablement sur d’autres aspects de sa vie professionnelle. On ne peut être laxiste par rapport à la ponctualité au cours et être rigoureux dans le maintien de la discipline en classe.

Ce n’est pas une manie pour l’Enseignant(e) d’être toujours ponctuel(le) en classe. C’est une valeur cardinale qu’il (elle) doit transmettre à ses élèves par son comportement. Même si les premiers moments des élèves manifestent une certaine réticence vis à vis de cette forme de rigueur de l’Enseignant(e), ils éprouvent au fond d’eux-mêmes une grande admiration pour lui (elle) et voudront l’imiter quand ils seront dans la vie active.

Conclusion

Ces qualités cardinales ne sont pas innées. Elles se forgent au cours de l’existence de l’individu au prix n’énormes sacrifices.l’Enseignant(e) qui, au cours de sa carrière, aura réussi , par ses comportement et attitude à transmettre ces valeurs à ses élèves, pourra se rejouir d’avoir apporter sa pierre à l’édification de la société.

Mise à jour le Dimanche, 13 Février 2011 01:40
 

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